Stress, anxiété, angoisse : quelles différences ?

Le stress, l’anxiété et l’angoisse sont différents les uns des autres et se complètent. Sur cette page nous vous expliquons en détail comment les différencier, comment ils sont complémentaires, et pourquoi ni le stress chronique ou passager, ni l’anxiété légère ou généralisée, ni l’angoisse et les crises de panique ne sont des fatalités.

Pour mieux comprendre, il faut partir de l’anxiété : elle est un sentiment d’inquiétude constant sans justification autre que l’inquiétude elle-même. En d’autres mots, une personne anxieuse a peur d’avoir peur, ou redoute un événement parce qu’elle redoute cet événement. L’anxiété n’est pas stupide, elle est simplement irrationnelle (sa logique est fausse).

Une personne légèrement anxieuse est saine, car il est normal d’être un peu inquiet de temps en temps. Sinon, cela voudrait dire que vous ne craignez rien, que rien ne vous affole, et que vous êtes invincible. À moins d’être un super-héros, ce n’est jamais le cas. La majorité des gens sont donc (un peu) anxieux, de temps en temps, et cela leur permet d’atteindre leurs objectifs.

Par exemple si vous avez pour objectif de réussir un examen scolaire ou un entretien d’embauche, vous serez peut-être anxieux et cela vous aidera à réfléchir à votre comportement : avez-vous suffisamment travaillé vos cours ou votre présentation ? Serez-vous présentable le jour venu ? Allez-vous réussir à faire ressortir votre charisme pour impression votre recruteur, ou à dévoiler l’étendue de vos connaissances à  l’examinateur pour qu’il vous donne une bonne note ? L’anxiété vous permet donc de redoubler d’effort sur vos points faibles en les travaillant, et de conserver une haute estime de vous-même là ou vous êtes compétent. L’anxiété permet de réussir.

Cependant, l’anxiété peut aussi devenir contre-productive lorsqu’elle est omniprésente. On parle alors du trouble de l’anxiété généralisé (TAG), qui remet constamment en doute vos capacités, et ne vous permet pas de travailler vos faiblesses mais ne fait que les souligner : vous penserez que si vous échouez votre examen ou votre entretien, ce sera la fin du monde, et vous êtes donc de plus en plus anxieux au fur et à mesure que la date fatidique approche. Vous avez peur d’avoir peur, votre inquiétude génère de l’inquiétude, c’est donc un cercle vicieux.

Le stress : l’élément déclencheur de l’anxiété et de l’angoisse

Le stress est ce qui déclenche votre anxiété. Dans le cas d’une anxiété saine, il s’agit d’un événement vous amenant à réfléchir et à faire une introspection : dans l’exemple ci-dessus, il s’agit tout simplement de l’examen ou du recrutement auquel vous choisissez de vous soumettre. Cependant si ce stress est trop grand, vous souffrirez d’anxiété pathologique (maladive) et vous chercherez souvent à l’éviter, par exemple en ne postulant pas à l’offre d’emploi ou en ne vous présentant pas à l’examen.

Dans le cas de l’anxiété générale, votre inquiétude devient elle-même un stress puisque vous perdez de plus en plus vos moyens. L’anxiété prend progressivement le dessus sur votre vie, puisque vous évitez les situations difficiles à affronter. Le stress est donc externe, ou interne, ou les deux à la fois. Le stress interne n’est pas nécessaire mauvais, car il peut vous permettre de faire un meilleur choix. Cependant, lorsque ce stress interne est une inquiétude, il peut aussi vous maintenir dans un cercle vicieux : vous êtes inquiet, donc vous êtes de plus en plus inquiet. C’est sans fin.

La crise d’angoisse est la manifestation aiguë (forte) de l’anxiété à court terme : il s’agit par exemple des sueurs froides que vous subissez avant d’entrer dans la salle d’entretien ou de concours, et qui vous fait perdre totalement le contrôle sur vous-même. La crise d’angoisse est aussi appelée crise de panique, elle vous empêche totalement d’agir. Le trouble d’anxiété est quant à lui diffus, à long terme, et pas aussi prononcé que la crise d’angoisse.

Si vous êtes atteint d’anxiété ou que vous subissez des crises de panique, vous pouvez utiliser de nombreuses méthodes différentes afin d’accepter l’élément stressant comme étant peu dangereux et donc vous convaincre (logiquement) du ridicule de la situation, ou pour apprendre à diminuer l’impact de cet élément stressant sur votre vie en gérant vos émotions, ou encore à éviter cet élément stressant ou à l’affronter durablement.

Consultez avec un professionnel de santé qui saura vous orienter vers le meilleur soin possible, avec ou sans médicament.

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